Voici un comparatif entre deux philosophies opposées de la simulation de phishing. Lucy Security, plateforme suisse née en 2015 de l’expérience de pentesters, a construit l’outil le plus « contrôlable » du marché : installable sur vos propres serveurs, personnalisable jusqu’au moindre en-tête, avec serveur email intégré et anonymisation des données. nophi.sh, SaaS français, a fait le pari inverse : aucune infrastructure à gérer, des campagnes prêtes en 15 minutes et une boucle automatique simulation → micro-learning → vérification d’email — face à un phishing que l’ANSSI décrit comme l’un des tout premiers vecteurs d’attaque dans son Panorama de la cybermenace.
Une mise à jour d’identité s’impose, car elle conditionne l’achat : Lucy Security n’est plus une société indépendante. L’éditeur suisse, basé à Zoug, a été racheté en 2022 par ThriveDX, groupe international de formation en cybersécurité (PRNewswire, mai 2022). En 2026, le produit vit sous deux habillages : le site lucysecurity.com reste actif sous la marque Lucy, tandis que des distributeurs le vendent comme « ThriveDX Security Awareness Training ». Nous y reviendrons, car cette dualité a des conséquences pratiques pour un acheteur.
Ce comparatif s’appuie sur les informations publiquement disponibles en septembre 2026 : le site de Lucy, sa page plans, les communiqués d’acquisition, les pages de ses distributeurs et les plateformes d’avis. Lucy communique historiquement peu de chiffres vérifiables par des tiers ; quand une information manque — et plusieurs manquent, comme les prix ou la localisation de l’offre SaaS —, nous le disons plutôt que de l’inventer. Nous évoquions déjà Lucy dans notre comparatif groupé Terranova / Lucy / Ironscales ; cette page approfondit le face-à-face.
À retenir
- Lucy Security est une plateforme suisse détenue par ThriveDX depuis 2022. Fondée en 2015 à Zoug par d’anciens pentesters, LUCY Security AG a été rachetée par le groupe de formation ThriveDX (PRNewswire, mai 2022 ; Help Net Security, juin 2022). En 2026, le produit est vendu à la fois sous la marque Lucy (lucysecurity.com) et sous celle de ThriveDX via des distributeurs comme Exclusive Networks ou Carahsoft.
- Sa force distinctive est réelle et rare : le déploiement on-premise. Lucy peut s’installer sur vos propres serveurs (intranet, DMZ) ou fonctionner en SaaS, avec anonymisation complète des données et serveur email intégré (lucysecurity.com, septembre 2026). Développée à l’origine pour les exigences du secteur bancaire suisse, c’est l’option de référence quand les données de simulation ne doivent jamais quitter l’entreprise. nophi.sh est un SaaS hébergé à 100 % en France — sans serveur à administrer.
- Aucun tarif public chez Lucy : trois éditions (Core, Pro, Elite) documentées fonctionnellement, prix sur demande (lucysecurity.com/plans, septembre 2026). nophi.sh affiche 99 €/mois jusqu’à 50 utilisateurs et 249 €/mois jusqu’à 200, en mensuel sans engagement, avec essai de 14 jours sans carte bancaire.
- Une échelle revendiquée impressionnante mais à géométrie variable : le site Lucy annonce 1 000+ modules de formation, 130+ langues, 10 M+ d’utilisateurs formés et 11 000+ déploiements (auto-déclaré, septembre 2026), quand les pages ThriveDX évoquent 300+ modules et 800+ templates de phishing — des chiffres qui ne se recoupent pas d’une vitrine à l’autre.
- Un outil conçu pour les techniciens : personnalisation très poussée, LDAP/DMZ/multi-tenant, mais une charge d’installation, de configuration et de maintenance que le responsable IT généraliste d’une PME devra assumer. nophi.sh se déploie en 15 minutes, en autonomie, et le micro-learning post-clic se déclenche sans configuration.
- Ni rapport NIS2 dédié, ni vérification d’email par IA identifiés chez Lucy (informations publiques, septembre 2026) — deux briques incluses dans chaque plan nophi.sh, avec des scénarios écrits pour le contexte des PME françaises.
Lucy Security en bref
Lucy Security est née en 2015 à Zoug, en Suisse, de l’expérience de fondateurs venus de l’ethical hacking : l’idée était de transformer les techniques d’attaque des pentesters en logiciel d’entraînement pour les organisations. Ce patrimoine se lit encore partout dans le produit — la plateforme ne se contente pas de simuler des emails de phishing, elle permet de tester des vecteurs variés (spear phishing, smishing, pièces jointes piégées, clés USB) et même d’éprouver la robustesse de l’infrastructure du client. Développée à l’origine pour répondre aux exigences du secteur bancaire suisse, Lucy s’est distinguée par une capacité rare : l’installation on-premise complète, sur les serveurs du client (startupticker.ch, 2022 ; lucysecurity.com, septembre 2026).
En 2022, ThriveDX — groupe international de formation en cybersécurité issu de HackerU, qui avait déjà racheté Cybint Solutions et Kontra — a acquis Lucy Security pour muscler son offre entreprise (PRNewswire, mai 2022). Depuis, la marque vit une double vie : lucysecurity.com continue de présenter le produit sous le nom Lucy, avec trois éditions (Core, Pro, Elite) et un copyright 2026, tandis que les distributeurs — Exclusive Networks en Europe, Carahsoft pour le secteur public américain — le commercialisent sous les noms « ThriveDX Lucy » ou « ThriveDX Security Awareness Training ». Les chiffres varient selon la vitrine : 10 millions d’utilisateurs formés et 11 000 déploiements côté Lucy, 35 millions d’utilisateurs revendiqués côté ThriveDX (chiffres auto-déclarés, septembre 2026).
Le produit lui-même reste l’un des plus complets techniquement du marché : plus de 1 000 modules de formation personnalisables et 130 langues annoncées, un LMS intégré, un serveur email embarqué, l’achat de domaines de phishing depuis l’interface, la synchronisation d’annuaires (Active Directory, Entra ID, LDAP), la compatibilité SCORM, un portail multi-tenant pour les MSP et des options de sécurité poussées — installation en DMZ, authentification par certificat, anonymisation complète des données (lucysecurity.com, septembre 2026). C’est un outil respecté des professionnels de la sécurité, et cette réputation est méritée.
Ce que Lucy Security fait bien
Un comparatif honnête commence par reconnaître les forces du concurrent. Celles de Lucy sont singulières sur ce marché.
Le déploiement on-premise : un contrôle total, rare sur ce marché
C’est la signature de Lucy, et il faut la traiter pour ce qu’elle est : une vraie force. La quasi-totalité du marché de la sensibilisation est passée au SaaS ; Lucy reste l’une des seules plateformes sérieuses qu’une organisation peut installer intégralement sur sa propre infrastructure — intranet, DMZ, serveur dédié (lucysecurity.com, septembre 2026). Pour un ministère, un acteur de la défense, un OIV ou une banque dont la politique interdit que les données de simulation — qui révèlent qui clique sur quoi — transitent par le cloud d’un tiers, cette option n’a pratiquement pas d’équivalent. Ajoutez l’anonymisation complète des données (utile face aux CSE et DPO exigeants) et le serveur email intégré, et vous obtenez une souveraineté opérationnelle maximale — supérieure, sur ce critère précis, à tout SaaS, y compris nophi.sh.
Une profondeur technique héritée du pentest
Lucy permet de construire des attaques simulées très sophistiquées : scénarios multi-étapes, pages de capture sur mesure, simulations par fichier ou par SMS, achat de domaines dédiés depuis l’interface, tests portant aussi sur l’infrastructure. Pour une équipe de sécurité offensive qui veut éprouver les limites réelles de l’organisation — au-delà du template standard —, cette flexibilité a une valeur que les plateformes grand public n’offrent pas.
Une couverture linguistique et un catalogue très larges
Plus de 1 000 modules de formation personnalisables et 130 langues annoncées (lucysecurity.com, septembre 2026), interface d’administration elle-même multilingue (dont le français). Pour un groupe international qui doit former des collaborateurs de Lagos à Jakarta, cette couverture est un argument concret que peu d’acteurs peuvent aligner.
Un vrai outillage MSP et grands déploiements
Portail multi-tenant, déploiements séparés par client ou par site, compatibilité SCORM pour réinjecter les contenus dans un LMS existant, synchronisation LDAP/AD/Entra ID : Lucy est équipée pour les prestataires de services managés et les organisations complexes — un héritage assumé de son positionnement professionnel.
Une longévité et une reconnaissance sectorielle
Onze mille déploiements revendiqués, des récompenses (Cybersecurity Excellence Award « Best Anti-Phishing » en 2021), une distribution par des acteurs établis comme Exclusive Networks et Carahsoft : malgré les changements de propriétaire, le produit a traversé une décennie — une longévité que le marché de la sensibilisation n’accorde pas à tout le monde.
Les limites de Lucy Security pour les PME françaises
Lucy est un excellent outil — pour le bon utilisateur. Évalué depuis une PME française de 50 à 300 collaborateurs sans équipe sécurité dédiée, plusieurs points méritent d’être posés. Toutes les observations qui suivent reposent sur les informations publiques (septembre 2026).
Une complexité assumée, qui se paie en temps
La force de Lucy est sa contrepartie : l’on-premise suppose d’installer, sécuriser, sauvegarder et mettre à jour un serveur ; la richesse de configuration suppose de savoir ce qu’est une DMZ, un connecteur LDAP ou un enregistrement SPF. Le SaaS de Lucy adoucit la charge d’infrastructure, mais l’outil reste conçu autour de la flexibilité technique, pas du parcours guidé. Pour le responsable IT généraliste d’une PME de 80 personnes, qui gère aussi le réseau et le support, chaque campagne Lucy est un projet ; chez nophi.sh, c’est un formulaire de 15 minutes.
Aucun prix public
Trois éditions — Core, Pro, Elite — bien documentées fonctionnellement, mais aucun tarif : le prix s’obtient via une demande de démonstration (lucysecurity.com/plans, septembre 2026). Des sites d’avis tiers évoquent des abonnements par paliers de 1 à 3 ans, sans grille officielle vérifiable. Impossible donc de budgéter sans cycle commercial — et le coût total d’un déploiement on-premise doit intégrer l’exploitation du serveur par vos équipes, rarement chiffrée dans le devis.
Une identité de marque à clarifier avant d’acheter
Depuis le rachat par ThriveDX en 2022, le produit est vendu sous deux marques, avec des chiffres qui ne se recoupent pas d’une vitrine à l’autre (1 000+ modules côté Lucy, 300+ modules et 800+ templates côté ThriveDX ; 10 M+ d’utilisateurs côté Lucy, 35 M+ côté ThriveDX — septembre 2026). Rien d’alarmant en soi — les transitions de marque sont longues —, mais pour un acheteur qui s’engage sur plusieurs années, l’entité contractante, le circuit de support et la feuille de route produit méritent d’être clarifiés par écrit en avant-vente.
Un support à géométrie variable
Sur la grille publique des éditions, le « VIP Support » apparaît comme le différenciateur du plan Elite, le plus élevé (lucysecurity.com/plans, septembre 2026). La langue du support n’est pas précisée, et le site comme la documentation sont en anglais. Pour une PME française qui aura besoin d’aide au paramétrage — probable, vu la richesse de l’outil —, le niveau et la langue de l’accompagnement réellement inclus dans son édition sont à vérifier.
Des scénarios traduits plutôt que français d’origine
130 langues, c’est une couverture — pas une contextualisation. Selon les informations publiques (septembre 2026), nous n’avons pas identifié de bibliothèque de scénarios construits sur les situations spécifiquement françaises : faux avis Chronopost, faux remboursement Ameli, fausse contravention ANTAI, fraude au changement de RIB. La flexibilité de Lucy permet à un utilisateur expert de créer ces scénarios lui-même — mais c’est précisément du travail que la PME n’a pas le temps de faire, et que nophi.sh livre prêt à l’emploi.
Ni rapport NIS2 dédié, ni vérification d’email par IA identifiés
Lucy produit des rapports personnalisables et automatiques à destination de la direction, de la conformité ou des RH, et propose un bouton de signalement d’emails avec analyse des menaces (plan Pro). Mais selon les informations publiques (septembre 2026), nous n’avons pas identifié de rapport d’audit NIS2 généré nativement, ni d’outil donnant au collaborateur un verdict automatisé par IA sur un email suspect réel. Ce sont deux briques que nophi.sh inclut dans chaque plan.
Ce que nophi.sh fait différemment
Lucy et nophi.sh ne répondent pas à la même question. Lucy demande : « De quel niveau de contrôle avez-vous besoin ? » nophi.sh demande : « De combien de temps disposez-vous ? »
Le SaaS sans infrastructure, hébergé en France
Aucun serveur à installer, aucune mise à jour à planifier, aucune DMZ à configurer : nophi.sh est un SaaS opérationnel en 15 minutes, dont les données sont hébergées à 100 % en France — un compromis de souveraineté qui couvre l’immense majorité des exigences des PME françaises (RGPD, clients, secteur), sans le coût d’exploitation de l’on-premise. Si votre politique interdit tout cloud tiers, Lucy on-premise reste le bon outil ; si elle exige « des données en France sans charge d’administration », nophi.sh répond exactement à cela.
Des scénarios écrits pour la France, prêts à l’emploi
Plus de 90 scénarios construits sur ce que reçoivent réellement les boîtes mail françaises : faux avis Chronopost, faux remboursement Ameli, fausse contravention ANTAI, fraude au changement de RIB, usurpation de la direction, smishing et quishing — avec variables dynamiques (nom, département, manager, entreprise). Là où Lucy fournit l’atelier pour construire vos simulations, nophi.sh fournit les simulations déjà construites pour votre contexte.
Le micro-learning automatique post-clic
Quand un collaborateur clique sur un lien simulé, il est immédiatement redirigé vers un module de 3 à 5 minutes adapté au piège précis dans lequel il est tombé, avec un parcours progressif : contenus renforcés pour les récidivistes, scénarios plus fins pour les vigilants. Le LMS de Lucy offre un vaste catalogue à orchestrer ; le micro-learning nophi.sh se déclenche seul, à l’instant où la rétention pédagogique est la plus forte — sans qu’un administrateur ait rien à assembler.
La vérification d’email par IA
Quand un vrai email douteux arrive, le collaborateur le transfère à nophi.sh et reçoit en 30 secondes un verdict motivé : en-têtes, authentification SPF/DKIM/DMARC, liens, expéditeur. Le bouton de signalement de Lucy alimente l’analyse côté administrateur ; la vérification nophi.sh répond directement au collaborateur, sans mobiliser le responsable IT. Testez le principe avec le test de sécurité email.
Les rapports NIS2 inclus dans chaque plan
nophi.sh génère automatiquement les rapports de conformité attendus dans le cadre de NIS2 : historique des campagnes, taux de participation aux formations, progression par département, export PDF prêt pour l’auditeur — inclus dans chaque plan, y compris le Starter. Chez Lucy, les rapports sont puissants mais génériques : la mise en forme conformité reste à votre charge.
Un prix public et un essai réel
99 €/mois jusqu’à 50 utilisateurs, 249 €/mois jusqu’à 200, facturation mensuelle sans engagement, toutes fonctionnalités incluses — micro-learning, vérification d’email, rapports NIS2, support français — et un essai gratuit de 14 jours sans carte bancaire sur le plan Pro complet. Pas de démonstration obligatoire, pas d’édition à choisir, pas de serveur à dimensionner.
Pour qui choisir Lucy Security, pour qui choisir nophi.sh ?
Deux excellents outils — pour deux organisations qui ne se ressemblent pas.
Lucy Security est un bon choix si :
- Votre politique interdit le cloud tiers pour les données de simulation : défense, OIV, banque, secteurs sous contrainte stricte — l’on-premise de Lucy est l’option de référence, quasiment sans équivalent.
- Vous disposez d’une équipe sécurité ou d’un prestataire technique capable d’installer, exploiter et exploiter finement la plateforme.
- Vous voulez des simulations sur mesure très sophistiquées : scénarios multi-étapes, vecteurs variés, pages de capture personnalisées — l’atelier du pentester.
- Vous êtes un MSP : le portail multi-tenant et les déploiements séparés par client sont conçus pour vous.
- Vos équipes sont réparties sur des dizaines de langues : le catalogue en 130 langues couvre des besoins que peu d’acteurs adressent.
nophi.sh est un bon choix si :
- Vous êtes une PME française de 50 à 500 collaborateurs sans équipe sécurité dédiée, et vous voulez un outil qui tourne seul après 15 minutes de configuration.
- Vous ne voulez ni serveur à administrer, ni projet d’installation : SaaS hébergé à 100 % en France, mises à jour comprises.
- Vous voulez connaître le prix avant de parler à quiconque : 99 €/mois ou 249 €/mois, publics, tout compris — et un essai gratuit de 14 jours pour vérifier.
- Vos collaborateurs sont francophones et vous voulez des scénarios prêts à l’emploi écrits pour le contexte français, pas un atelier pour les construire.
- Vous voulez la boucle automatique : micro-learning déclenché au clic et vérification d’email par IA pour les vrais messages suspects.
- La conformité NIS2 est un sujet : rapports d’audit automatiques inclus dans chaque plan.
Migrer de Lucy Security vers nophi.sh
Si vous utilisez Lucy — notamment en on-premise — et que la charge d’exploitation ne se justifie plus, la transition est simple.
Étape 1 : Créez votre compte nophi.sh. L’essai gratuit de 14 jours donne accès au plan Pro complet, sans carte bancaire. Votre instance Lucy continue de tourner pendant l’évaluation : aucun risque de rupture.
Étape 2 : Importez vos collaborateurs. Synchronisation d’annuaire Microsoft 365 ou Google Workspace, ou export CSV depuis votre LDAP — les groupes et départements sont créés automatiquement. Comptez 5 minutes.
Étape 3 : Lancez une campagne de baseline. Les campagnes, statistiques et rapports Lucy ne sont pas transférables. La première campagne nophi.sh établit votre taux de clic de référence, avec des scénarios français que vos équipes n’ont jamais vus — un test d’autant plus parlant qu’elles sont déjà entraînées.
Étape 4 : Activez le micro-learning et la vérification d’email. Le micro-learning post-clic fonctionne sans configuration. Communiquez l’adresse de transfert à vos collaborateurs pour la vérification d’email par IA : c’est le successeur automatisé du bouton de signalement.
Étape 5 : Décommissionnez à l’échéance. Quand les résultats vous convainquent, planifiez la bascule à la date de renouvellement de votre abonnement Lucy — et récupérez au passage le serveur, les sauvegardes et les heures d’administration de votre instance on-premise.
Délai total : 15 minutes entre la création du compte et le lancement de la première campagne — sans rien installer.
Verdict
Lucy Security mérite sa réputation auprès des professionnels de la sécurité : c’est l’outil du contrôle total, avec une option on-premise quasi unique sur le marché, une profondeur technique héritée du pentest et un catalogue multilingue considérable. Pour une organisation soumise à des contraintes de souveraineté strictes, dotée d’une équipe capable de l’exploiter — ou pour un MSP —, Lucy reste une référence, et sur le critère précis du « aucune donnée ne sort de chez nous », elle fait mieux que n’importe quel SaaS, le nôtre compris. Ses zones d’ombre pour un acheteur français sont factuelles : aucun prix public, une double identité de marque Lucy/ThriveDX à clarifier contractuellement, un support premium réservé à l’édition la plus haute, pas de scénarios français contextualisés prêts à l’emploi, ni rapport NIS2 dédié, ni vérification d’email par IA identifiés (septembre 2026).
nophi.sh joue un autre match : celui de la PME française qui n’a ni serveur à consacrer, ni pentester en interne, ni le temps d’assembler ses campagnes — mais qui a besoin, cette semaine, de scénarios crédibles en français, d’une formation automatique au moment du clic, d’un verdict fiable sur les emails suspects et d’un rapport NIS2 pour l’auditeur, le tout hébergé en France, à prix public, sans engagement. Si votre organisation ressemble à la première, demandez une démonstration de Lucy. Si elle ressemble à la seconde, nophi.sh est dimensionné exactement pour vous — et l’essai gratuit permet de le vérifier sans risque.
Prêt à comparer par vous-même ? Essayez nophi.sh gratuitement pendant 14 jours et lancez votre première campagne de simulation de phishing en 15 minutes — sans engagement, sans rendez-vous commercial.
Sources : lucysecurity.com (produit, déploiement on-premise/SaaS, 1 000+ modules, 130+ langues, 10 M+ utilisateurs, 11 000+ déploiements — septembre 2026), lucysecurity.com/plans (éditions Core/Pro/Elite, fonctionnalités par édition, VIP Support — septembre 2026), PRNewswire — ThriveDX acquiert LUCY Security (mai 2022), Help Net Security (acquisition — juin 2022), startupticker.ch (origines suisses, secteur bancaire — 2022), Exclusive Networks — ThriveDX Lucy et Carahsoft — ThriveDX (distribution sous marque ThriveDX, 300+ modules, 800+ templates — septembre 2026), ANSSI — Panorama de la cybermenace. Tarifs nophi.sh : page tarifs. Informations sur Lucy Security basées sur les données publiquement disponibles en septembre 2026 ; les chiffres d’utilisateurs, de déploiements et de catalogue sont auto-déclarés par l’éditeur et varient selon ses vitrines (Lucy vs ThriveDX) ; la localisation d’hébergement de l’offre SaaS et la langue du support ne sont pas publiées. Ce comparatif ne constitue pas un engagement contractuel et les fonctionnalités mentionnées peuvent avoir évolué depuis la date de rédaction.
Questions fréquentes
Quel est le prix de Lucy Security ?
Lucy Security ne publie pas de tarifs. Le site lucysecurity.com présente trois éditions — Core, Pro et Elite — dont le contenu fonctionnel est détaillé, mais le prix s'obtient uniquement via une demande de démonstration (lucysecurity.com/plans, septembre 2026). Des plateformes d'avis tierces évoquent des abonnements de 1 à 3 ans par paliers, sans grille officielle vérifiable. Le coût total doit aussi intégrer, en cas de déploiement on-premise, l'exploitation du serveur par vos équipes. nophi.sh affiche des paliers publics tout compris : 99 €/mois jusqu'à 50 utilisateurs (1 188 €/an) et 249 €/mois jusqu'à 200 (2 988 €/an), facturation mensuelle sans engagement, essai 14 jours sans carte bancaire.
Lucy Security ou nophi.sh : lequel choisir ?
Lucy Security est une plateforme suisse née de l'ethical hacking, dont la force distinctive est le déploiement on-premise : la plateforme s'installe sur vos propres serveurs, avec une flexibilité technique très poussée (scénarios sur mesure, serveur email intégré, anonymisation des données, multi-tenant). C'est un excellent choix pour une organisation disposant d'une équipe sécurité qui veut un contrôle total. nophi.sh est un SaaS français conçu pour les PME de 50 à 500 collaborateurs sans équipe sécurité dédiée : opérationnel en 15 minutes, scénarios écrits pour le contexte français, micro-learning automatique post-clic, vérification d'email par IA, rapports NIS2 inclus et hébergement 100 % France.
Qui possède Lucy Security ? La plateforme existe-t-elle encore en 2026 ?
Oui, la plateforme est toujours commercialisée. Lucy Security, société suisse fondée en 2015 et basée à Zoug, a été rachetée en 2022 par ThriveDX, groupe international de formation en cybersécurité (communiqué PRNewswire, mai 2022). En 2026, le produit vit sous deux habillages : le site lucysecurity.com reste actif sous la marque Lucy (éditions Core, Pro, Elite), tandis que des distributeurs comme Exclusive Networks ou Carahsoft le commercialisent sous le nom « ThriveDX Security Awareness Training » ou « Lucy powered by ThriveDX ». Pour un acheteur, il est prudent de clarifier en avant-vente l'entité contractante et la feuille de route de la marque.
Lucy Security peut-il être installé on-premise ?
Oui, et c'est sa force distinctive sur ce marché. Lucy peut être installé sur votre propre infrastructure (intranet, DMZ), utilisé en SaaS ou sur un serveur dédié, avec des options comme l'anonymisation complète des données et un serveur email intégré (lucysecurity.com, septembre 2026). Développée à l'origine pour répondre aux exigences du secteur bancaire suisse, cette approche garantit que les données de simulation ne quittent jamais vos serveurs — un avantage réel pour la défense, les OIV ou les organisations aux politiques de souveraineté strictes, en contrepartie d'une charge d'installation et de maintenance assumée par vos équipes. nophi.sh a fait le choix inverse : un SaaS hébergé à 100 % en France, sans serveur à administrer.
Lucy Security est-il adapté à une PME sans équipe technique ?
C'est sa principale limite pour ce profil. Lucy est un outil pensé pour les professionnels de la sécurité : l'installation on-premise demande des compétences d'administration serveur et une maintenance continue, et la richesse de configuration (scénarios sur mesure, DMZ, LDAP, multi-tenant) suppose un utilisateur technique. Pour une PME dont le responsable IT gère aussi le réseau et le support, cette puissance se paie en temps d'exploitation. nophi.sh fonctionne en SaaS, sans installation, avec des campagnes prêtes à lancer en 15 minutes et un micro-learning qui se déclenche seul.
Peut-on migrer de Lucy Security vers nophi.sh ?
Oui. L'import des collaborateurs se fait par CSV ou synchronisation d'annuaire Microsoft 365 / Google Workspace, et la première campagne nophi.sh établit une nouvelle baseline de taux de clic. Les campagnes et rapports Lucy ne sont pas transférables, mais si vous êtes en on-premise, la migration a un bénéfice immédiat : plus de serveur à maintenir, ni de mises à jour à planifier. La transition s'effectue en 15 minutes, et l'essai gratuit de 14 jours permet de comparer les deux approches en conditions réelles avant de décommissionner votre instance.